jeûne hydrique —de 72 à 108 h de jeûne : ce qui se joue à l’intérieur (et ce que je ressens)
Aujourd’hui je suis dans mon 5ème jour de jeûne hydrique — et ce soir, je casserai mon jeûne à 19h.
Aujourd’hui, je te partage mon expérience + ce que la science sait sur cette phase cruciale du 4ème jour de jeûne.
Mon vécu : nuits, émotions, corps, calme
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La nuit a été correcte… malgré un réveil à 4 h du matin. Je pense que la pleine lune y est pour beaucoup — et étrangement, cela m’a semblé en résonance avec ce jeûne, comme si mon intuition guidait ce processus de nettoyage.
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Ce matin, je me suis levée en bonne forme, prête pour ma réunion avec mon groupe d’entrepreneures, avec de l’énergie.
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J’ai enchaîné des emplettes pour Noël, des courses alimentaires — et croyez-le ou non : j’ai super bien tenu.
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J’ai travaillé un peu, puis suis allée chercher mon bambin à la crèche.
Important : je l’allaite encore (34 mois). Je sais que le jeûne est généralement déconseillé en période d’allaitement. Les sources alertent sur une possible baisse de lactation et sur le risque que des toxines stockées dans les graisses (mobilisées pendant le jeûne) passent dans le lait. theboobala.com.au+2PMC+2
Pour l’instant, ce n’est pas le cas : mon bébé dit qu’il y a encore “beaucoup de lait”. J’ai attendu qu’il ait presque 3 ans — je ne l’aurais pas fait s’il avait été plus petit.
Ce soir, j’ai prévu de rompre(à 5 jours pleins) avec un repas de reconstruction : un bouillon de pot-au-feu — pour reminéraliser mon corps, puis un repas protéiné pour soutenir la transition métabolique, et éviter des douleurs musculaires dans les prochains jours.
Bilan subjectif : forcément intense, mais souple, lucide, conscient.
Ce que la science décrit à 72–108 h de jeûne
À ce stade la cétose est bien installée : la production de corps cétoniques (β-hydroxybutyrate, acéto-acétate) augmente encore, offrant au cerveau et aux tissus un carburant stable qui épargne les protéines et limite la perte musculaire. Cette cétose profonde est un marqueur métabolique de l’adaptation prolongée au jeûne. PMC+1
La mobilisation des acides gras libres (lipolyse) se poursuit et s’amplifie — on observe des taux plasmatiques élevés de FFA et de glycérol, tandis que le foie convertit ces substrats en cétones. Ce processus favorise le maintien de l’énergie même en l’absence d’apport alimentaire. Physiological Reviews+1
L’autophagie, amorcée plus tôt, se renforce et s’étend : les cellules intensifient le recyclage des composants endommagés (protéines mal repliées, mitochondries défaillantes), ce qui contribue à la détoxication cellulaire, à la réduction de l’inflammation et au renouvellement tissulaire. Ces effets sont des mécanismes centraux par lesquels le jeûne prolongé peut favoriser la réparation cellulaire. PubMed+1
Sur le plan hormonal et physiologique, on voit des modifications notables : insuline très basse, glucagon élevé, chute de la leptine et ajustements de la thyroïde (baisse possible de T3), ainsi qu’une hausse variable du cortisol selon le contexte de stress — autant d’adaptations qui équilibrent la production d’énergie, la conservation protéique et la régulation métabolique. Ces changements expliquent pourquoi certaines personnes ressentent une grande clarté mentale mais peuvent aussi connaître des phases de faiblesse ou des troubles du sommeil. PMC+1
Attention pratique : la mobilisation importante des graisses peut libérer des polluants stockés dans les tissus (lipophiles) — ce qui peut provoquer des symptômes temporaires de “crise d’élimination” (nausées, maux de tête, tremblements). C’est aussi la raison pour laquelle la réminéralisation (bouillons, sel non raffiné, apport en électrolytes) et une écoute attentive du corps sont cruciaux à ce stade. MDPI+1
Pourquoi je fais ce jeûne (encore), même avec allaitement & bébé
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Je crois en la capacité de régénération du corps — surtout quand on l’écoute, qu’on lui donne le bon contexte (eau, hydratation, repos).
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Ce jeûne n’est pas un défi pour “résister” : c’est un temps de nettoyage, de recentrage — pour le corps, le métabolisme, la conscience.
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Le bouillon du soir : un symbole — celui de la renaissance, du soin, de la douceur après l’intensité.
Et toi ?
Si tu as déjà vécu 2, 3, 4 jours de jeûne — ou si tu en rêves — qu’est-ce que tu as ressenti à la 72-108 h ?
Clarté, inconfort, transformation, peur, surprises ?
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